dimanche 21 novembre 2010

2° neuvaine littéraire du 3 novembre 2010

Cher(e)s ami(e)s
Vous vous doutez bien que dans ma liste d’envoi très peu de monde a souhaité connaître la suite, et deux personnes m’ont remis à ma place en peu de mots.
Je vous rapporte leurs messages, car ils m'apportent quelques choses que les amabilités ne savent pas donner : des mots qui donnent des maux !
Je commence par le plus fatal :
« Je te prie de bien vouloir me retirer de cette liste
Merci, Je souhaite ne plus recevoir de mail de ta part. »
Cet ami d’origine espagnole à ses raisons viscérales antireligieuses, héritées de 36.
Je suis confus, mais j’appelle aussi cela de l’intolérance maladive, et je vais lui écrire, "que s’il se pâme pour si peu, qu’il me mette dans la liste de ses spams", une manière d’être en enfer ou d’être au cimetière. Bon je laisse tomber.
Mon ami Philippe, qui tient 2 magasins de perruques et cosmétiques pour africaines et un salon de coiffure, m’a écrit gentiment :
ENCORE DES MOTS...S.V.P.
Je ne sais pas comment le prendre et le comprendre. 
« Tu en veux encore plus ou c'est trop de mots !? »
C’est vrai Philippe, je ne suis pas dans l’action et le commerce.
Tu es en droit de me dire : " A quoi cela sert ? "
"Où est l'action ?"
Mais les morts n'ont que les mots pour agir !

2° neuvaine.
Les morts nous rassemblent autour de leurs images, leurs statues et leurs monuments, mais ils sont muets comme les pierres.
Certes de leur multitude sont nées nos nations, forgés dans l'adversité et la guerre. Il n'y a pas d'institution républicaine qui ne soit pas le fruit d'un bain de sang, il n'y pas de conquêtes sociales qui n'aient ses martyrs. Du sein de leur grand nombre émergent nos lois, les urnes où nous votons, nos modèles et nos archétypes pour nos philosophes, nos bienheureux et nos saints pour les chrétiens, nos mythes et nos archaïsmes, notre idiosyncrasie. Dans tous les cas, nos morts sont nos Dénominateurs Communs, sinon nos Dominateurs. 
Surtout pour l'un d'eux, la technologie. Elle sert le fer, l’or et l’argent.  Elle supplante dans notre cœur tous les autres, mais elle ne parle pas, elle amende comme les pierres qui mandent.
Faute voix, les morts méconnus et sans monuments n’ont pour nous interpeler que les contres sens des mots.
En 1988 dans mon livre « Magie Bleue », j'inventai le chemin mauve des échecs de la coopération dans nos anciennes colonies où j’ai travaillé de 1971 à 1987.
Puis en 1990, je commençai à parler du Maurepas des mots des maux des morts.
Le Maurepas est pour nous un mauvais pas.
Mais c’est aussi un Malpas, pas mal.

Le croissant de notre croissance

Sur votre chemin, vers le progrès et la croissance, votre pas peut être accidentellement dévié par un caillou dans votre progression. Vous pensez avoir fait un faux pas, mais vous avez aussi fait quelque chose de plus que j’appelle un Malpas ou Maurepas et qui vous ouvre pleins de chemins.
Ce caillou est une pierre du dieu grec Hermès, bien connu des cubains sous le nom d’Elegua : le logo, le dieu des communications ou plutôt le Loi des communications (écrit Loa ou lwa ou Law par les ethnologues).  Elegua à Cuba ou Legba en Haïti, le leg d'ici bas, est le maître des carrefours. Il ouvre vingt et un chemins disent les Cubains (21 !?).
Vingt sont en vain, un seul est bon !?
D’où l’expression : vain Dieu, devenu vingt Dieux !!!
Quel carrefour ! Que d’incertitudes, mais aussi que de chemins d’introspections !?
Avec la pierre d’Elegua, vous décrivez, avec votre rebond pour ne pas tomber, une élégante arabesque qui va droit au cœur du croissant de votre croissance avec 20 chemins nouveaux et une éventuelle descente de croix.  Cette descente est certainement l’unique et bon chemin sur les 21 chemins qu’ouvre ce caillou.
Sur le chemin du progrès où vous vous êtes engagé vous avez transpiré, vous avez porté votre charge, votre croix, celle en laquelle vous aviez mis votre foi. Ce caillou peut vous en libérer.
Pour la grande majorité d’entre nous, nous croyons en la croissance de nos activités industrielles et urbaines au détriment d’une bio économie.
Cette croissance urbaine a en verlan le sens de la croix.
Cette croix doit être honnête, droite et d’équerre comme celle du Christ et comme le compas et l’équerre des outils du siècle des Lumières !
Sinon personne n’y croit et ne fait crédit.
Personne, quelque peu responsable, n’ose dire le contraire ou autre chose.
C’est notre credo :
« Croitre et croire en la croissance, toujours plus haute, sur la croix, en son cœur lumineux. »
Votre Malpas à cause de ce caillou devient pas mal car vous voilà au cœur d’un croissant de 21 choix.
La tentation est d’en sortir de ce croissant et de reprendre le chemin de la croissance, car au cœur du croissant nous sommes en dehors des outils, il n’y a que le soleil, l’étoile et le jardin du reposoir et ses houris. Cela semble être le monde des morts, de la décroissance, mais c’est aussi celui de la croissance végétale, de la bio économie !?  
Après avoir suivi de nombreux cailloux et Maurepas, je suis persuadé que les morts ont tous un même point de vue, qu'ils furent riches ou pauvres, noirs ou blancs, dans le verger de saint Pierre ou en Enfer.
Ils veulent tous revenir sur terre et chaque enfant qui nait dans le monde, c’est l’un d’eux qui revient.
Combien de Champs Elyséens pour les accueillir, combien de jardins arrosés et cultivés pour être sûr de vivre une vie heureuse.
Ils sont unanimes à ce sujet.
Si les vivants voulaient bien l’entendre et préparer leur avenir après leur décès.  
Tout irait mieux.
Le Maurepas

Neuvaine littéraire du 2 novembre 2010


Pourquoi tant de jeux de mots dans mes textes !?

J'ai entendu François Philipponnat nous dire à Vitrolles : 
Les mots sont.  Le son des mots, …

J'ai lu dans le livre de Ronald Bonan : « Pourquoi voyager avec Rimbaud ? Dialogue sur la réalité des apparences » 
De sensations visuelles en sensations sonores,  de couleurs vers les sons, des sons vers les mots, ...

Joseph Pacini écrit dans une poésie : 
Va savoir d’où viennent les mots ?
Je lui réponds :
Nous les avons reçu en héritage de nos morts : 
Les morts vivent dans les mots.
Nos morts ont disparu, sauf leurs mots.
Leurs mots soupirent dans nos bavardages. 
Les mots sont les êtres vivants des morts;
Ce sont les mots des maux des morts.

Nos ancêtres nous ont donné notre langue.
Cette langue, c’est notre histoire et ses malheurs, notre culture et ses détours, ses discours et ses ouvrages. En quelques mots, ce sont nos génies, en un mot notre génie.
Des mots profonds, de maux si anciens que la couleur de la violence subie, des viols... et de l'esprit ... et de la liberté est du violet déteint, passé dans le mauve des fleurs plastiques détrempées, abandonnées aux intempéries dans les cimetières.
Le mauve est de la violence oubliée, pardonnée, sainte et sacrée.
Les maux infligés aux indiens au 16° siècle à cause du « Mata-indio Santiago », saint Jacques Le Majeur, le tueur d’indiens, couvrent de violet le Nazaréen victorieux d’Espagne : "El Cristo morado".
Ce tueur d’indiens est l’ancien Matamore Santiago qui participa l’épée à la main sur son cheval blanc à la reconquête de l’Espagne et à la victoire du Christ Roi.
La violence et le sacré a donné à l’église les couleurs qui vont du parme au rouge cardinal.
Mais c’est aussi la sueur déteinte en auréoles violettes sur le bleu de chauffe de l'ouvrier et du mineur.

Face à la peur de vivre de ma mère, mon père, pour nous rassurer, se moquait discrètement de son souci indéterminé et indéfini de vivre.
Il nous répétait doctement en décrescendo :
"On a bien des maux, on a bien des maux, ah! Mais...! "

Depuis j’écoute les jeux de mots. Ils peuvent exprimer magnifiquement, par des ruses extrêmes, le point de vue invisible et inaudible de nos morts.
Les sons des mots, les résonnances, les rimes, les verlans, les lapsus, les homonymies, toutes les ambiguïtés, tous les hasards jouent avec le sens.  Les mots prennent langue pour dire ce que l’on ne saurait dire parce que nous sommes du monde des vivants. 
Notre point de vue ignore le point de vue des morts, leurs désirs.
Nos religions monopolisent le discours en leurs noms.
Mais ces religions ont-elles bien épousé le point de vue des morts ?
Pas sûr. 
.....

Nous avons neuf jours à passer avec eux, si vous voulez lire la suite de ce texte je me ferai un plaisir de vous l'envoyer.
Jacques Dumont

samedi 5 décembre 2009

Chapitre X : 6 décembre, saint Nicolas.


San Nicolas de Bari (Italie)

Je vous ai écrit dans mes chapitres précédents que tous les saints ont été d’abord des diables, c’est le cas de saint Nicolas.
Le 4 décembre de la sainte Barbe, quand vous plantez votre blé, le boucher de la légende de saint Nicolas met trois petits enfants au saloir pour entrer dans l’hiver.
Il est l’ogre Saturne/Cronos de la genèse grec. Le Temps qui mange les heures, les jours, les mois, les années et ses enfants.
Je l’ai lu dans le livre pour « enfants » de Catherine Lepagneul : "la Biographie du Père Noël" chez Hachette (1979)
Zeus l’a renversé et attaché au mouvement des planètes. Plus tard il sera enchainé par Jupiter dans le temple romain où l’on garde le trésor public. Mais quand commence les Saturnales, du 17 au 25 décembre, il est libéré de ses chaînes pour que le monde revive avec lui l'âge d'or, d'avant sa chute.
Le Moyen-âge ne l'avait pas oublié. Catherine Lepagneul nous rappelle que les ecclésiastiques de tout rang se déchaînaient avec des déguisements et intronisaient l’évêque des fous le jour de Noël.
Aujourd’hui, 6 décembre, Cronos devance les Saturnales, il entre libre dans l’Avent. Il ne mangera plus d’enfant, tout le contraire, il leur fait des cadeaux, il veut devenir bon. Il se déguise en Nicolas, puis en Père Noël. Mais son visage est toujours aussi rouge, c’est un gros mangeur de viande !
Le Père Noël est une représentation moderne de Cronos. Notre frénésie dépensière pour les cadeaux et les repas est notre rituel des Saturnales, de l’Avent, d’avant l’âge du fer et de son récent entrefer du faire et des affaires à la limite de l'enfer des excroissances polluante, cancérigènes et climatique de la croissance.
Le 31 Cronos retourne à ses chaînes, l’Avent est fini, cela se termine mal pour Lui. En Amérique Latine, il est le Bonhomme de l'An Vieux que l'on brûle. Nous aussi, nous allons le brûler au Carnaval.
Goya l’a peint avec un regard effrayé et halluciné avalant ses enfants. C’est un monstre.
Le 6 janvier, Catherine Lepagnol pense qu’il est aussi l’un de ces mages responsables du massacre des saints Innocents à cause de leurs manque de prudence quand ils révèlent à Hérode qu’un roi plus grand que lui est né !?  
Les rois mages sont probablement des prêtres persans adeptes du culte iranien, militaire et machiste, de Mithra : l’enfant roi qui terrasse à sa naissance un taureau. Mithra est le Soleil Invincible qui renait chaque année le 25 décembre sous les traits d'un enfants, trois jours après le solstice d’hiver.
En fait en y regardant bien, avec leur barbe blanche de patriarche, Cronos, Dieu, le Père Noël, saint Nicolas sont le même être, le Temps qui nous est prêté. (Donné et repris)


Dieu le Père

J’ai écrit la tragédie du Temps en cinq contes, dans un livret de 34 pages illustrées par ma fille Jacqueline Dumont, et édité par l'association Arcaillou. Son titre est : « L’indigestion du père Noël »
Vous pouvez me le commander par mail. Son prix est de 4 euros ou 5 dollars U.S. sans les frais de port.


Couverture du livret




La genèse des Titans : Gaïa, Ouranos et Puntos
Illustration de Jacqueline Dumont



Saturne de Goya, copié chez : Jeanfou

Saint Nicholas : images anglaises




mardi 1 décembre 2009

Chapitre IX : L’énergie haïtienne

Mater Salvatoris 

Les Haïtiens n’ont pas adopté sainte Barbe pour identifier Chango.
Ils ont choisi une icône byzantine imprimée au Mexique, dont le nom écrit en bas de son image est Mater Salvatoris, mais en fait c'est Notre Dame de Czestochowa de Pologne bien connue de nous grâce au syndicat rebelle Solidarnosc et au Pape Jean Paul II, avec peut-être des traits négroïdes légèrement accentués. Cette sainte au visage scarifié par l'esclavage, noire et byzantine est une vierge de deux Tiers Mondes réunis.
Les Haïtiens l'appellent Erzulie Dantor, elle est un guédé vengeur et violent (un guédé est un génie des morts, revoir le chapitre I).
A New York, les Cubains la connaissent parce qu'ils travaillent la santéria avec les Haïtiens et ils l'appellent "Santa Barbara Africana".
Ce dernier nom confirme que sainte Barbe et cette vierge noire représentent la même force : Chango, l'énergie.


Notre Dame de Czestochowa 
 
Elle est d'origine russe (1382) et elle fait partie des collections iconographiques des livres d'art, tel que la célèbre icône de Vladimir "La Vierge de la Tendresse", ou de Crête "Notre dame du Perpétuel Secours".
Si les peuples sous-développés ont besoin de prier les saint Jacques et saint Antoine, etc. .., parce qu'ils ne jouissent pas du bienfait des lois (loas) de la richesse, il est fascinant que l'iconographie orientale, et en particulier la vierge noire de Pologne et Notre Dame du Perpétuel Secours soient tant présentes dans les boutiques parisiennes d'art religieux au détriment de l'iconographie européenne traditionnelle. C'est un signe des temps, des orientations de la religiosité française. Sous le couvert du bon goût et de la valeur artistique, les volontés du ciel ont parfois des chemins détournés pour aboutir à leur fin et dénoncer ce que l’on ne veut pas envisager alors que l'humanité va si mal.
Ne nous y trompons pas, elle est non seulement pauvre, analphabète, d'une intelligence au premier degré, mais elle a subi en plus toutes les humiliations, de la polygamie à l'apartheid. Si d'aventure elle a été abandonnée, elle est devenue une mendiante. Depuis nous ne savons pas les séquelles qu'il y a dans son cœur après être passée par toutes ces psychoses.
Sainte Barbe est une protection contre les coups de grisou au fond des mines de charbon, mais aussi une diablesse responsable des explosions, Mater Salvatoris, mère salvatrice sauve les plus pauvres et a besoin d'être sauvée. Sa sœur, Notre Dame du Perpétuel Secours a besoin d'un perpétuel secours.
Cette vierge noire de Pologne est une terrible révélation, elle annonce des vagues humaines de migrants. Son visage enluminé d'or cache mal sa ressemblance avec une gitane basanée, danseuse, chanteuse, diseuse de bonne aventure, mendiante et manipulatrice. Elle arrive de l’Est dans notre beau pays.
La misère est énergie, un degré d'énergie très faible, mais encore de l'énergie, un Qi selon le taôisme, une énergie de survie avec sa propre stratégie, son commerce et ses lois.
Le génie des Haïtiens est d'avoir reconnu Mater Salvatoris en Chango.
Pauvre comme eux, sans perspectives pour sa nature débordante, elle est cette énergie procréatrice d'enfants dans le Tiers Monde qui nous inquiète tant. C'est une vraie prolétarienne, au sens qu'elle est prolifique. Elle est tigritude selon Wole Soyinka.
La tigritude nous fait la guerre de "Los Runas" (Los Runas sont des guerriers mythologiques de la civilisation des Chimous. Le conte qui suit est du péruvien Léoncio Bueno)
« Guerre de Los Runas. L'ennemi nous tient intoxiqués, jour après jour, il invente de nouvelles machines plus toxiques. Mais malgré tout, nous ne nous lassons pas de faire l'amour. Il ne nous manque pas les forces de la jeunesse. Dure est la guerre, mais plus dur est notre sexe, notre soif de créer et de procréer, cet insatiable appétit d'amour, ce débit de sperme implacable. Eux, ils ont des armées, nous le sexe pour les vaincre. »
Article en anglais sur Mater Salvatoris 

Aventures africaines :
Duduche débarque en Afrique, il est le Candide du 21° siècle, et il va perdre sa candeur. Rien ne sera gratuit pour lui, surtout si c'est trop facile. Le roman de Jean Chatenet "Petits Blancs, vous serez tous manger" illustre bien ce qui attend Duduche. Pourtant ce dernier ne doit pas fuir l'Afrique, si l’Afrique est tigritude, elle est aussi négritude fraternelle. Duduche, comme Candide, est obligé de se dépasser, il trouvera dans l'échange et l'épreuve cette noblesse bleue qu'il a tant cherchée dans l'enseignement de son professeur de philosophie. Le frère de la vierge noire est du petit peuple des Sans-Voix, il appelle Duduche "Patron" au marché d’Ouagadougou et dans toute l'Afrique, parce qu'il attend du travail des occidentaux. Il admet bien mal que nous ne lui en donnons pas, nous qui fabriquons l'argent. Entre son frère et nous, il y a trop de barrages, la diplomatie culpabilisée de nos pays qui se défendent de néocolonialisme, le respect de la souveraineté des états, les élites du Tiers Monde, les projets de coopération bilatérale et internationale plus souvent au service des classes moyennes. Il faut une révolution aux Nations Unies sans précédent pour rejoindre le frère et la sœur de la vierge noire.
Mater Salvatoris est à l'image de ces marées humaines, que l'on nous annonce sur l'Europe, fuyant les désastres climatiques et la famine.
Mater Salvatoris prend la place de la statue de la liberté, dont le visage est tourné vers la mer pour accueillir dans les brumes des pays du nord les bateaux des émigrés.
Mater Salvatoris n'est d'aucun camp, le Conseil de Sécurité des Nations Unies pourrait inquiéter la propagande des Ayatollahs et autres révolutionnaires en brandissant par le canal des médias le sceptre de Mater Salvatoris. Il pourrait écrire son nom en arabesque, conter l'histoire musulmane de sa vie d'esclave et de mendiante, pour que les soldats aux pieds nus d'Iran, d'Irak et d'Ethiopie reconnaissent l'histoire de leur mère.
Ne sont-ils pas plus souvent les fils de l'esclavage que de l'aristocratie ou de la bourgeoisie ?
Nos textes des droits de l'homme sont d'origine trop chrétienne. Nos lois de la liberté sont illisibles et inutiles pour les gens dans la misère, leur souci est ailleurs. Par manque de poésie pour les peuples pauvres, les organismes internationaux sont accusés par certains politiques sans vergogne du Tiers Monde, d'être des suppôts du diable ou du grand capital.
L'Islam refuse les images, mais pas le rêve et la poésie. Bénissons et écrivons le nom de nos saints en écriture sémitique, ils seront plus secrets, plus ésotériques. Ils seront plus saints quand ils seront lus en sourates.
Vierge des énergies, elle brouille les étiquettes religieuses, idéologiques, machistes et féministes, pour nous rassembler autour du secret de polichinelle du développement énergétique de la végétation avec le soleil et le CO2, avec l'eau et la terre organique. Nous le souhaitons tous, sans arriver à nous mobiliser, à nous polariser dans cette voie, (à inverser le référentiel du produit de nos vecteurs).
Cette vierge inquiétante et énigmatique, que nous rencontrons plus que nous ne le voudrions dans les regards des émigrés, est un guide momentané, un guédé par lequel il faudra forcément passer pour rencontrer la vierge Marie, la très belle Ezili, Yemenja, belle, heureuse, amoureuse, grâce au concours des riches !

Texte écrit en 1988, revu et corrigé, extrait du livre Magie Bleue, que vous pouvez consulter:
www.chez.com/jackdumont

Chapitre VIII : 4 décembre, fête de Sainte Barbe

Sainte Barbe est originaire de Nicomédie en Turquie. C'était une jeune fille très pieuse qui désirait entièrement vouer sa vie au service de Dieu. Un jour, son père voulut la marier à un seigneur du pays. Elle lui répondit qu'elle préférait plutôt entrer au couvent que d'épouser cet homme. Contrarié par la volonté inflexible de sa fille, il entra dans une grande colère et il lui trancha la tête. Au même instant il fut foudroyé par un éclair.


La tradition populaire vit un miracle dans cette coïncidence. Depuis le peuple imagine que sainte Barbe domine le tonnerre et les énergies. Elle est devenue la patronne des hommes qui manipulent les explosifs : les artilleurs, les mineurs et les pompiers. Sa statue au pied d'une forteresse est présente au fond de la mine. Elle tient d'une main une redoutable épée et de l'autre elle élève le calice du sang du Christ, le Graal, l'énergie vitale.
A Cuba, dans les cultes africains des saints, sainte Barbe (Santa Barbara Bendita ) est identifiée au dieu Chango du Nigeria et du Bénin. Son nom Chango est aussi présent en Haïti, au Brésil et à New-York, sans s’être déformé comme d'autres noms de Dieu.
Au Nigeria, Chango avec une hache à double tranchant est le symbole de la Compagnie d'Electricité. On le représente à Cuba sous les traits d'un noir herculéen représentant la puissance musculaire, et soulevant une montagne d'or et de pierres précieuses avec un sourire de bonheur indescriptible. Ce mâle vigoureux représente par excellence la première énergie humaine, la force musculaire.


Mais à son arrivée en Amérique, cette énergie masculine fut détrônée par des énergies considérées féminines autrement plus efficaces et se rapprochant beaucoup plus du tonnerre. Il s'agit de la poudre à canon gardée au frais dans la sainte Barbe des bateaux et des énergies thermiques, électriques et nucléaires.
Chango est devenu féminin !
Les dieux peuvent être androgynes.
La force masculine a été supplantée par les énergies féminines provenant du charbon, du pétrole et de l'uranium.
L'archétype de l’énergie existe comme celui du fer avec Ogoun. L'archétype de l'énergie est universel, il établit des relations entre les saints catholiques, le panthéisme grec, notre développement scientifique et nos symboles agnostiques.
Certes, les connaissances des initiés animistes restent obscures et inaccessibles à nos sens. Nous ne savons rien d'eux, mais ils nous apprennent énormément de choses sur nous, sur notre propre monde, sur l'universel.
Grâce aux archétypes nous retrouvons le sacré dans le temporel et le profane.
Le profane n’est donc pas si banal que cela, l’animisme lui donne une dimension sacrée. C'est l'anima des pierres, du fer, de l'or, des quatre éléments.
En écrivant cela je bouscule le profane, je le profane, mais j’en fais aussi une force spirituelle, alors qu'il est sans âme et sans mission pour les agnostiques.
De plus la santéria cubaine nous apprend que tous les saints sont à l'origine d'un diable, de leur contraire. Sainte Barbe illustre bien cette ambiguïté et ambivalence. Elle est tout à la fois la sainte protectrice au fond de la mine des coups de grisou et la diablesse responsable des explosions accidentelles. Elle est comparable à Alfred Nobel qui conçu le prix Nobel de la paix, après avoir inventé la terrible et destructrice nitroglycérine pour faire la guerre.
La divine énergie est la houille blanche des barrages hydrauliques, mais aussi le noir charbon des mines et des crassiers, la mortelle fissure nucléaire de l'uranium, l'or noir des puits enterrés dans le sein sacré de la terre mère dont il procède.
Parmi les Plus Grands Communs Dénominateurs qui nous dominent, il y a le Pétrole et l’Uranium. Nous verrons dans un autre chapitre le Fer. Ce sont des lois (loas, des saints). Quand les Cubains disent Santa Barbara bendita, ils ne se trompent. Le pétrole est béni comme le pain du Notre Père. Le pétrole est le sang du Christ, de la croissance prométhéenne pleine de promesses du progrès, de la croissance qui en verlan est le sens de la croix droite et d'équerre pour la confiance, la finance, le crédit, pour qu'on y croit y croît y croit y croît toujours plus haut dans les tours de la Défense à Paris où l'on récite ce credo de l'angle droit.

Quatre petits contes vitrollais :
Pendant la première guerre du Koweït en 1991, sainte Barbe vomissait son pétrole comme une diablesse dans les eaux de la mer. Allait-elle rendre l'âme ?
Mon collègue, Pierre Marie Collard au lycée Pierre Mendes France de Vitrolles nous rappela le cri de Jacques Prévert : " Quelle connerie la guerre, Qu'es-tu devenue maintenant Barbara, sous cette pluie de fer ".
Par la suite, les pompiers bleus des Nations Unies vinrent sauver Barbara, fille de la Terre, ils soufflèrent sur les puits en flamme.

D'une toute petite décharge électrique est née la musique électronique. A Vitrolles dans notre décharge d'alumine, pour recharger énergiquement ce lieu pollué et stérile, nous avons construit en 1995 un stadium de musique semblable à une enceinte acoustique géante. Tout le monde a vu un sarcophage radioactif allumé la nuit comme un brasero !!!

Le lundi matin 4 décembre 1995, au Lycée Pierre Mendes France l'alarme retentit, nous évacuâmes les salles de classes, nous vîmes arriver les pompiers, il y avait une insolite odeur de gaz dans les cuisines. Finalement c'était une farce de potache, et heureusement une fausse alerte. Le soir même, notre maire Jean Jacques Anglade me dit : « ça boum Jacques ! » Oui, nous étions venus à Fontblanche écouter Madeleine Reberioux, une grande lutteuse des droits de l'homme contre le fascisme. Ce fut un 4 décembre boumant comme je vous le souhaite ce 4 décembre 2009.

Restez calme et plantez votre blé comme à Vitrolles et dans toute la Provence.
Nous sommes sortis du mois des morts. C'est la première fête de décembre, elle est même avant la saint Nicolas, elle nous met dans l'avent et en avant pour bien fêter Noël malgré, et surtout, à cause de nos soucis pour le futur.
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mardi 10 novembre 2009

Chapitre VII : Magie des drapeaux (1988)

La musique militaire m'émeut, à qui oserais-je le dire ? Mon grand-père m'a appris à l'aimer. Durant ses cinq ans de vie militaire, il n'a pas connu le pire. Artificier professionnel en 1914, on l'appelait pour déminer. Il était vétéran et donc à l'arrière. Et je dis à mon ami militaire et musicien : "A la guerre, si on te fait prisonnier, dis que tu es musicien".
En 1914, la guerre fit de grands progrès technologiques. Les soldats s’habillèrent en bleu horizon pour ne pas être vu (1).
Mais ce bleu souligne leur innocence, ils ne savent plus très bien pourquoi ils sont là. Ils cherchent une issue dans le bleu du ciel, là où ils pourraient voir leur saint bleu, et sur le champ de bataille ils meurent en rangs serrés dans leur manteau bleu clair.

Aujourd'hui, l'étendard de leur linceul flotte plein d'espoir au palais des Nations Unies. L’Organisation des N.U. est le fruit de nos deux guerres mondiales. Son drapeau bleu drape le monde invisible des morts à la guerre pour nous rassembler autour d’une nouvelle aire de paix et de développement.
Au cours de ces deux guerres mondiales, de nombreux peuples partagèrent les mêmes défunts. Place de l'Etoile à Paris, sous l'Arc de Triomphe, le soldat inconnu est un sans papier de la couleur noire des fumées de la guerre. Symboliquement il a rejoint la négritude présente au front. Rappelons le sacrifice des régiments africains en bleu horizon.
Il a rejoint les génies des morts amis et ennemis qui nous rassemblent autour de l’étendard bleu de l'armée des casques bleus.
Ce drapeau des N.U. consacré par les peuples et les morts est une anticipation symbolique de l'avenir. L'Afrique a trois couleurs préférentielles, ce sont celles du paradis chantées par Bob Marley ; le vert de l'espérance des hommes du désert et de l'Islam, le jaune de la joie, le rouge de la victoire. Au Pérou, le drapeau des indiens est l'arc-en-ciel dont les couleurs sont l'ultraviolet, le violet, l'indigo, le bleu, le vert, le jaune, le rouge, l'infrarouge. En Haïti, l’arc-en-ciel est le serpent de la finance et du crédit qui descend du feu du ciel pour boire l'eau au pied de la divinité féminine: la Terre.
Dans l'arc-en-ciel, bleu tu es au bord du violet, et je te rappellerai à qui appartient le violet. Tu es au bord du vert, de ce vert universel de l'espérance du paradis de la verdure.
Nous avons le violet à notre limite, il s'obtient dans un mélange de bleu et de rouge, de bleu et de victoire, de bleu et de sueur et de sang. Le violet est la couleur des morts et du Christ ; du saint bleu égaré à la guerre (2).
La violence et le violet ont la même première syllabe : le viol...et de la liberté, et de l'amour, et de la vie. Le violet passe dans l'ultra, disparaît dans l'au-delà. Il ressuscite à chaque printemps dans la douce couleur mauve ou pourpre d'une éphémère anémone ; plantée par Aphrodite avec ses larmes mélangées à la dernière goutte du sang de son amant, Adonis, tué par un sanglier envoyé par le jaloux Arès, dieu de la guerre.
De l'autre côté nous avons le vert. Il est le mélange du bleu et du jaune. Sous la bannière bleue des Nations Unies, notre génie militaire peut faire du vert dans le désert. Ce sont les luxueuses lumières technologiques de notre siècle frappant la terre d'Afrique avec l'eau, les énergies et l'inox.
Les militaires, légions des pseudo-anges déchus, retrouveront le sang bleu de leur noblesse perdue s'ils mettent leur génie au service de la féminité de la terre dorée du Sahel.
En 1984, place des Nations Unies à Ouagadougou, l'étoile jaune de la joie se reflète toute dorée dans l'éclair des couleurs vertes et rouges du Burkina. Force potentielle révolutionnaire, éclair pénétrant et surgissant de la terre mère. Avec la volonté de ses militaires, montons l'étoile plus haute pour que la couleur bleue sorte du Faso, pour que l'acier reçoive l'arc électrique de Chango (3), pour que le génie créateur des mécaniciens d'Ogoun installe rails et canalisations dans tout le pays. Pour que la déesse "Terre" féminine et coquette soit avec tous les saints de l'arc-en-ciel du prisme des lumières de la Francophonie.
En 1985, les deux éclairs ont la couleur bleu clair du drapeau des Nations Unies et ils découpent les silhouettes de deux hommes, l'âme bleue de deux soldats inconnus, si inconnus que l'un est noir, l'autre est blanc, ressuscités dans la jeune génération des pionniers aux bérets jaunes, loin des stériles et coûteuses conversations onusiennes de New York, de Genève, de Rome et de Paris, pour semer des étoiles d'or aux épines des arbres de Noël de la sécheresse.


(1) En 1914, ils commencèrent par porter les traditionnelles couleurs rouge et bleu. Deux couleurs trop voyantes dans une guerre moderne où il ne faut pas être vu. De leur côté, les Allemands étaient habillés en vert, les Français choisirent certainement le bleu horizon pour se distinguer d'eux. Malheureusement la cible était encore trop belle. Plus que le bleu, ce mot "horizon" a dû être aimé des soldats et a ouvert un espoir dans leur cœur. L'horizon est une ligne de fuite, d'échappement, c'est le bout du tunnel d'une vie coincée, surtout en temps de guerre, sur un champ de bataille. Pour l'esprit, l'horizon, plein de réverbération entre la terre et le ciel, mélange la vie terrestre à la vie céleste.
(2) Le saint de la guerre est saint Jacques le Majeur sur son cheval blanc, le Matamore de la culture espagnole qui représente pour les Haïtiens Hogou Ferraille. Ces derniers ont adopté en particulier cette image colombienne de Cali que vous voyez en dessous. A Cuba il est Ogoun sous les traits de saint Pierre. Dans la culture anglaise il est saint Georges.
Pour un esprit animiste il est apparu à l'ère du fer, depuis il nous domine. C’est un dénominateur commun à nous tous, un archétype. Mais il est aussi prisonnier de l’entrefer du faire et des affaires à la limite de l’enfer des excroissances polluante, cancérigène et climatique de la croissance.
(3) Chango : dieu africain des énergies.

Chapitre VI : Le paranormal en 1998 au service du ciel et de la Fin des Temps


  En haut à droite dans le tableau, la corruption tend la main vers Dieu
C'est la violence et le sacré en Amérique latine


Buste de Guerra

La première mouture de ce texte a été écrit en novembre 1998.
En 1995 à Aix-en-Provence, j'ai rencontré le peintre colombien Diego Pombo chez mon ami français Mops. Mops avait plusieurs peintures de son ami et le buste d'un noir avec les stigmates du Christ sur les mains. Ce mystérieux personnage a existé, Pombo l'a bien connu et il l'a accompagné jusqu'à son décès à l'hôpital.
On l'appelait "Guerra" et il vaticinait la foule dans les rues de Cali. Guerra a eu un métier, une maison et c'est à un moment donné de sa vie qu'il s'installa dans la rue. Pombo peint Guerra dans des ambiances "freak", en compagnie de nains habillés en militaires, de putains et de saintes auréolées.


Ambiance "freak" (Pombo est à gauche en militaire)


Cette auréole me rappelle celle de Mater Salvatoris :
le guédé Erzulie Dantor,
l'énergie minimum de survie dans le vaudou haitïen (chapitre IX)


Guerra dans l'habit du grand Libérateur Simon Bolivar


Le saint patron de l'université et de la ville de Cali est  saint Jacques le Majeur, Santiago, l'ancien matamore de la reconquête de l'Espagne, le fils du tonnerre et le saint d'espérance chez Dante. Il monte un cheval blanc, l'épée à la main et il écrase les musulmans. L'église de Toulouse demande à l'Espagne de l'oublier car c'est un assassin et un violent.
 Saint Jacques le Majeur imprimé à Cali

Les Haïtiens ont adopté cette image de Cali pour identifier leur "Loi" de la guerre : Hogou Ferraille ou Ogoun, Ogun en espagnol et en portugais. Le choix haïtien est intéressant à plus d'un titre.
Comme les compagnons de Guerra, le saint Jacques de Cali est un nain. Il a le visage d'un adulte avec le corps d'un enfant. Il est pied nu. Guerra est une expression moderne de saint Jacques.

Dans ses œuvres exposées en 96 à Bayonne, Pombo fracture une image du Christ suivant la ligne de clivage entre le masculin et le féminin pour rompre le sexisme païen de l'Église. Un homme se détache de la faille, il met le doigt sur son cœur et la femme lui tend son sein. Pombo est à la frontière du sacrilège. L'abbé intégriste Philippe Laguerie ne manquerait pas de le poursuivre de sa robe, comme il a poursuivi Bettina Rheims et Serge Bramly pour leur femme Jésus aux seins nus sur la croix.



Descente de croix d'une femme, Pombo est le personnage à la casquette

Au même moment Benetton présente ses collections avec des trisomiques 21, et en Angleterre, Nick Knight photographie des handicapés devenus des top-models. C'est plus qu'une promotion pour ces corps souffrants, c'est une transfiguration !
Quel signe est-ce pour nous ? Que craindrait-on ?
Pourquoi les intégristes se fâcheraient-ils ?
C'est un défi de vente, une provocation, une exhibition de la difformité, mais de par ailleurs un grand acte de communication qui transcende toutes les critiques. Les associations des handicapés ne s’y sont pas trompées, elles ont soutenues ces campagnes publicitaires.
Le phénomène de foire est émouvant, à son contact nous touchons la réalité de la vie et son mystère. L’handicap devient une grâce qui confère une légitimité pour entrer en contact avec le monde surnaturel.
Le mystique a toujours eu des relations intimes avec la misère physique et le paranormal. Heureux les pauvres d'esprit. Sainte Thérèse de Lisieux était une malade, sainte Rose de Lima ne se lavait jamais, et Wilgeforte Santa Librada souffre d’hirsutisme dans les Flandres. Pour échapper à un mariage non désiré, dieu lui envoya une barbe, elle fut crucifiée par son père le roi du Portugal. C’est ainsi qu’une femme hermaphrodite monta sur la croix !!
J'établis un lien fondamental entre la mystique et la misère physique, et une deuxième relation avec le vaudou quand Pombo peint des retardés mentaux en musiciens en compagnie d'un aigle et d'un âne.


 La banda de Guerra

En 1998 j'ai eu le sentiment d'un présage qui prit tout son sens avec les top-models de chez Nick Knight et Benetton. Ces mouvements freaks inquiètent bien sûr, ils peuvent apparaître comme la dissolution des mœurs avant coureuses de la Fin des Temps.
Mais la Fin des Temps, ce n'est pas la fin du temps, c'est une délivrance des faux temples qui nous enferment. C'est un "à temps" que nous attendons dans une convergence des temps, où tous les temples s'autodétruiront devant une vérité qui s’imposera à eux dans sa grande évidence. Chaque Temps correspond à un Temple. Il y a beaucoup trop de temples anciens et nouveaux pour une seule vérité. Le Temple de la Fin des Temps, c'est une tente du désert qui se réveille dans un jardin, c'est l'entrée dans le Temps des Jardins. Une vérité commune aux trois monothéismes : le jardin du Paradis.
En attendant "l'à temps", ou l'avent, les artistes et le paranormal sont dans l'air du temps. Ils nous envoient des messages et des présages. Pombo l'a encore fait cet été en 1998 à Châteauneuf-Le-Rouge avec des peintures de personnages apocalyptiques, où pierre et chair se mélangent.

Le Maurepas